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Canadian Social Work Review / Revue canadienne de service social

18: 2, 2001


© Canadian Social Work Review / Revue canadienne de service social

MARIAGE ARRANGÉ, DOT ET MIGRATION

Margot Loiselle-Léonard

Résumé:

Produit de la recension des écrits effectuée pour notre thèse de doctorat, cet article examine les concepts de mariage arrangé et de dot tel que pratiqués dans la culture hindoue et en discute l'implication pour les femmes immigrantes parrainées. Il situe la femme dans le monde hindou, où elle détient à la fois des statuts d'être honorable et inférieur. Ce type de mariage lié à la dot est perçu dans cette culture comme le mariage «par excellence» puisqu'un pacte entre deux familles est honorablement scellé par le biais de la dot. Le mariage arrangé n'est pas généralement contesté dans la société sud-asiatique mais, dû aux mauvais traitements envers le genre féminin qu'elle engendre, la dot l'est. Le mariage arrangé n'est pas problématique en soi, mais c'est plutôt l'inégalité inhérente à la pratique imbriquée de mariage arrangé et dot qui pose problème et entraîne des abus et de la violence. L'article analyse la vulnérabilité de la femme dans ce contexte et son amplification en situation d'immigration avec statut d'épouse parrainée. Deux cas exemples sont relatés et discutés et l'article se termine par un examen de l'implication pour les intervenantes sociales de culture dite «individualiste» intervenant auprès de clientes et clients de culture «collectiviste».

Abstract:

The result of a literature review for a doctoral thesis, this article examines the concepts of arranged marriage and dowry as practised in the Hindu culture and discusses their implication for sponsored immigrant women. Women have an ambivalent position in the Hindu world, where they are at once perceived as honourable and as inferior. This type of marriage with dowry is traditionally considered in that culture as the marriage ``par excellence,'' since the dowry honourably seals a unifying pact between two families. Arranged marriages are not widely contested in South Asian society, but the dowry is, due to the harsh treatment it engenders toward women. While the concept of arranged marriage is not problematic by itself, the inequality inherent in the interlocked practice of arranged marriage and dowry causes problems and gives rise to abuse and violence. Two examples illustrate how a woman's vulnerability is amplified when she becomes a sponsored immigrant wife. The implications of this situation are important for a social worker of ``individualist'' cultural background attempting to help a client from a ``collectivist'' cultural background.




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