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Canadian Social Work Review / Revue canadienne de service social

19: 1, 2002


© Canadian Social Work Review / Revue canadienne de service social

LA GROSSESSE À L'ADOLESCENCE

Johanne Charbonneau

Résumé:

De nos jours, les adolescentes enceintes sont placées devant deux choix: garder leur enfant ou subir un avortement. L'adoption, solution fréquemment retenue il y a quelques décennies, n'est plus une option jugée valable. La réalisation d'une enquête auprès de femmes ayant eu un premier enfant à l'adolescence avait en effet conduit à constater leur forte aversion envers cette solution, alors qu'elles discutaient de l'avortement avec beaucoup moins d'émotivité. Pour comprendre leur attitude, nous avons procédé à une revue de la documentation sur la grossesse adolescente et l'adoption. Notre démarche nous a conduit à explorer tour à tour les différentes explications offertes. Certains auteurs réfèrent à des aspects médicaux et techniques, d'autres rappellent l'importance de l'évolution des moeurs et des normes sociales, le rôle de l'entourage ou la privatisation de la décision de garder l'enfant. D'autres explications sont aussi évoquées, mais il semble que ce soit l'évolution du sens de l'enfant qui explique le mieux que l'adoption, qui pourrait pourtant être un choix valable pour les femmes qui ne s'estiment pas prêtes à devenir mères, mais qui refusent l'avortement, soit presque devenue un tabou dans notre société. Nous posons ainsi la question: l'adoption doit-elle être réhabilitée?

Abstract:

Two choices face today's pregnant adolescents: to keep the child or to have an abortion. Adoption, a frequent solution several decades ago, is no longer considered a viable option. A study undertaken among women who had their first child in adolescence has noted their strong aversion to this solution, while they discussed abortion with much less emotion. To understand their attitude, the author reviews the literature on adolescent pregnancy and adoption, exploring the different explanations provided. Some authors refer to medical aspects and techniques, while others call attention to the evolution of social mores and norms, the role of the family, or the privatization of the decision to keep a child. Other explanations are also suggested, but it would seem that the evolving concept of children best explains how adoption, which could be a good choice for women who do not consider themselves ready to be mothers but refuse abortion, has become almost a taboo in our society. The question is, can adoption be restored to favour?




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